LES SAUTS
Le Salchow
Ce saut de carre porte le nom de son inventeur suèdois Ulrich Salchow qui l'inventa en 1889. Le premier double Salchow fut réalisé en 1928, le triple en 1960 et enfin le Quadruple en 1998. Frédéric Dambier est le premier patineur français a l'avoir réussi en compétition cette même année. Brian Joubert le maitrise également à ce jour.
 
Pour l'exécution du Salchow, le patineur part d'une position en carre dedans arrière, puis bascule sa jambe libre, décollée du sol, de l'arrière vers l'avant tel un mouvement de faucille pour se propulser dans les airs. La réception se fait en carre dehors arrière, comme pour tous les sauts en patinage.
 
Le Boucle
Appelé également Rittberger ou Loop en anglais, ce saut de carre a été inventé en 1910 par l'allemand Verner Rittberger. Le premier double Boucle fut réalisé en 1925, quand au premier triple il passera en 1952. Le français Eric Millot est le premier patineur à avoir réussi en compétition la combinaison triple Boucle-triple Boucle en 1996. Plus tard en 1998, l'américaine Tara Lipinski alors agée de 14 ans a été la première patineuse à passer cette même combinaison. Aujourd'hui la combinaison avec le triple Boucle en deuxième saut reste assez rare en compétition car trop risquée peut être, puisque de nombreux patineurs se sont blessés à la hanche en voulant s'y entrainer. Enfin, le quadruple Boucle n'a toujours pas été réalisé en compétition à ce jour. Alban Préaubert a déjà réussit à le passer à l'entrainement. A suivre...
Le Rittberger est défini comme le saut de base du patinage artistique. Très technique et spectaculaire, ce saut se prépare en arrière et sur les deux pieds. Le Boucle se déclenche en carre dehors arrière et la réception s'effectue sur la jambe d'appel. Pendant la phase de préparation qui précède l'impulsion, la jambe libre est croisée à l'intérieur du cercle de rotation tandis que les bras décrivent un lancer de disque vers l'arrière. A cet instant, le patin de la jambe libre va se soulever de la glace pour favoriser l'impulsion sur la jambe d'appel.
Petite variation du Boucle, le Saut de Torren, ou Demi Boucle est malgré son nom un saut qui comporte une rotation complète. Elle diffère du Boucle en atterrissant sur le pied opposé en carre dedans arrière. Le Torren n'est exécuté qu'en saut simple ( pendant un temps exécuté en double dans les compétitions des années 80 ) et est principalement utilisé comme élément de transition dans les séquences de sauts avant un Salchow ou plus rarement un Flip. Ex : Double Axel-Torren-triple Salchow ou plus dur encore triple Axel-Torren-triple Flip
 
Le Boucle Piqué
Tout comme le Boucle, le Boucle piqué se fait en carre dehors arrière avec une réception sur la carre dehors de la même jambe. Considéré comme étant le plus simple des sauts piqués, le "Toe Loop", en anglais, est aussi le seul de ces sauts où le patineur va piquer la glace avec la jambe gauche (pour un droitier).
Le Boucle piqué fut le premier saut a avoir été réaliser avec une quadruple rotation. Kurt Browning (Canada) est le premier patineur a l'avoir réussi en compétition en 1988. La française Surya Bonaly est quant à elle la première patineuse a l'avoir passé en 1991. De nos jours, le Quadruple Boucle piqué est devenu un saut incontournable chez les messieurs, pour espérer se classer dans les 5 meilleurs patineurs européens et mondiaux. Chez les filles, par contre, depuis Surya Bonaly, très peu de patineuse s'y sont essayées, dommage...
 
Le Flip
Bruce Mapes est le seul n'ayant pas donné son nom au Flip malgré le fait qu'il en soit l'inventeur dans les années 20. En 1983, l'allemande Katarina Witt fut la première patineuse à avoir réussi un triple Flip en compétition. La quadruple rotation pour ce saut n'a toujours pas été réalisé en compétition à ce jour. Pour info, Brian Joubert le travaille actuellement et l'a déjà passé à l'entrainement...
Le Flip répond à des exigences techniques identiques à celles du Salchow , mais il est piqué. En départ arrière sur la carre interne, la pointe du patin de la jambe libre vient cette fois piquer la glace loin derrière et dans le prolongement de la jambe opposée.
 
Le Lutz
Ce saut piqué à contre rotation a été inventé par l'autrichien Aloîs Lutz en 1913. C'est en 1944 que l'on verra apparaitre le premier double Lutz, puis en 1952 pour une patineuse. Le triple Lutz quant à lui, sera réussit en 1962. Denise Biellmann (Suisse), qui à part avoir créé la pirouette qui porte son nom, a aussi été la première patineuse à réaliser un triple Lutz en compétition en 1978. Aujourd'hui, le Lutz reste encore une difficulté majeure pour les filles. Pour les hommes, à quand le premier quadruple Lutz??...
Saut facilement reconnaissable dû à sa préparation prolongée en marche arrière et déclenché proche de la barrière (pour les patineuses, le plus souvent), le Lutz exige une amplitude de saut et une vitesse de rotation verticale supérieure aux autres sauts piqués. Partie en carre dehors arrière, suivie d'un piqué sur la pointe du patin de la jambe libre, la rotation est effectuée dans le sens inverse de la prise de carre lors de la préparation.
ATTENTION!! entre le Lutz et le Flip il est très facile de se tromper. L'erreur la plus fréquente, même encore à un niveau mondial, est d'effectuer lors d'une préparation d'un Lutz un léger changement de carre en dedans arrière et là raté ça devient un Flip! Ou plutôt un Flups!(contraction du Flip et du Lutz). Cette erreur est loin d'être flagrante pour les spectateurs non avisés, cependant les juges qui devraient la voir, n'en tiennent pas toujours compte...
 
L'Axel
Comme la plus part des sauts en patinage, l'Axel porte le nom de son inventeur, Axel Paulsen (Norvège) qui le créa en 1892. Il faudra attendre 1948 pour que la double rotation soit exécutée sur ce saut. Le premier triple Axel sera réussi en 1978. Midori Ito, la japonaise a été la première patineuse à le passer en 1989. Quelques années plus tard l'américaine Tonya Harding le réalisera également. Actuellement, le Triple Axel reste toujours la difficulté suprême pour les jeunes filles. Seules la japonaise Mao Asada (16ans) et l'américaine Kimmie Meissner (17ans) sont capables de le réussir en compétition. Quant aux garçons, cette difficulté n'a plus aucun secret pour eux...
L'Axel est le seul saut en patinage qui se prend en avant et est donc facilement reconnaissable. C'est aussi le plus spectaculaire. Le patineur engage l'Axel avec les épaules vers l'avant et en direction du saut. La rotation aérienne, d'un tour et demi, peut être assimilée à la position d'une pirouette sur un pied où les bras et les jambes viennent se croiser sur l'axe du corps. Ou également comme la position en l'air d'un saut de Valse-Boucle. La réception se fait sur la jambe opposée à celle de la jambe d'appel. Le genou est légèrement plié afin d'amortir le contact avec la glace
L’achat d’un patin est une étape importante en patinage. En effet, le patin est outil le plus important du patineur parce que c’est avec celui-ci qu’il se déplace et réalise tous ces éléments. Voici donc les questions et réponses fréquentes sur l’achat de patins, ce qui vous aidera à faire de bons choix.
 
Des patins neufs ou usagés ?
 
Les patins usagés peuvent être satisfaisants pour les patineurs qui font leurs premiers pas. Il faut toutefois s’assurer que la forme et la grandeur du patin épousent parfaitement la forme du pied. En effet, un patin usagé, qui a été déformé par le premier utilisateur, ne changera pas de forme pour s’adapter au pied du prochain patineur. Il est aussi important de vérifier la rigidité de la bottine et le confort.
Les patins neufs sont toujours la meilleure option. Ceux-ci, lorsque bien choisis, viendront épouser parfaitement le contour du pied du patineur, lui offrant donc un meilleur soutient. Le choix de grandeur et de qualité est aussi beaucoup plus vaste.
Il faut s’assurer toutefois de faire affaire avec un détaillant spécialisé, non une grande surface. Les grandes surfaces vendent des patins de piètres qualités. Dans une boutique spécialisés, les conseillers connaissent bien le patinage. Les produits sont de bonne qualité. Aussi, vous avez la possibilité d’acheter des bottines et lames séparément, ce qui fait que le choix de votre patin sera vraiment personnalisé.
 
La bottine supporte-t-elle bien la cheville ?
 
Une bonne bottin doit fournir un excellent support au niveau de la cheville. On devrait ressentir la même chose que si on serre la cheville entre deux main. Le confort aussi est important ce qui permet à la bottin d’offrir le soutient nécessaire lors des courbes, des sauts et des éléments d’équilibre. Un faible support de la cheville peut être due à des patins faits avec des matériaux de piètres qualité, comme c’est souvent le cas dans les grandes surfaces ou les patins usagés, ou encore un patin trop grand pour le pied du patineur.
 
Quelles sont les différentes lames de patin ?
 
Lames de style libre : lames avec des pics plus larges pour les sauts piqués, des carres plus profondes et moins de « Rocker » permettant de meilleure accélérations.
Lames de figures : lames avec des petits pics pour les déplacements et arrêts, des carres moins profondes pour une meilleure glisse. Après le retrait des figures imposées, ces types de lames ne sont plus vraiment utilisées.
Lames de danses : lames plus courtes permettant des pas plus rapprochés entre les partenaires. Les dents sont plus petites qu’en style libre et plus de « Rocker » permettant de meilleurs virages. La carres sont plus profondes et le rayon de la lame plus courts afin d’améliorer les courbes.
Lame de patinage synchronisé : lames plus courtes qu’en style libre pour éviter les à coups entre les patineurs.
Lames hybrides : lames conçues pour des usages multidisciplinaires. Elles s’apparentent à des lames de style libre, mais dont les pics sont de largeurs moyennes.
 
À quelle fréquence aiguiser ses patins
 
Il faut compter 20 heures de patinage entre chaque aiguisage. Donc un patineur qui patine 1 fois par semaine, a besoin d’au plus deux aiguisages dans sa saison. Un patineurs qui patine entre 2 à 4 heures par semaine, devrait aiguiser ses patins à tous les mois et demi. Les patineurs qui patinent plus fréquemment devraient les aiguiser une fois par mois.
L’inspection des lames devrait se faire régulièrement après les pratiques de façon à déceler à l’œil et ou toucher les imperfections de la lames. Si la lame présentent des petites encoches, faites-les aiguiser le plus tôt possible. Le patineur apprendra également, en patinant, à sentir la qualité de son aiguisage. Un patineur expérimenté sent lorsque la lame possède moins de mordant, signe qu’il faut faire aiguiser les lames.
Aussi, porter attention au patinage sur patinoires extérieures. Celle-ci sont très dures, en raison du froid, mais aussi parce qu’elles ne sont pas constitués avec le même type de mélange liquide que dans les arénas. Si le patineur patine à l’extérieur, la qualité de l’aiguisage sera très affectée. Il est souvent conseillé de faire aiguiser ses patins, après une séance de patinage extérieure, et non avant.
COMMENT BIEN CHOISIR SES PATINS
Les patins biens attachés, votre jeune patineur en devenir aura plus de temps et de plaisir à profiter de son sport. Il évitera ainsi les blessures à la cheville et au talon causées soit par une mauvaise réponse du patin aux mouvement du patineur soit par un ajustement qui blesse le pied en permanence. Aussi, un bon ajustement rendera les sauts plus faciles et les poussées élans seront plus efficace pour gagner de la vitesse.
Pourquoi ?
Afin de tirer profit de votre investissement, la paire de patins, quelques règles d’usage s’imposent. Un patin bien attaché peut faire toute la différence autant dans les pratiques que lors d’épreuves évaluées. C’est en effet l’outil de travail du patineur.
 









Quels bas mettre ?
Éviter les bas de coton ou ceux qui absorbent l’eau. L’eau vient de la transpiration du pied et de l’humidité de la glace. Elle gèle rapidement sur une surface glacée, peu importe la température de l’endroit. Les garçons surtout devraient faire plus attention parce qu’ils sont souvent habitués à patiner avec des bas de coton.
Les patineurs préfèrent souvent les bas de nylon, car ils ne retiennent pas l’eau. Cependant, les bas fait avec ce tissu doivent être bien ajustés afin de ne pas couper la circulation. Aussi, plusieurs patineurs patinent sans bas dans leur patins parce que de cette façon, l’humidité ne reste pas, donc c’est plus chaud ! Et oui ! Cependant, tous les patins n’offrent pas le même confort. Si on veut patiner pieds nus (dans ses patins), il faut donc choisir une paire de bottines dont le cuir et la semelle ne collent pas à la chaleur du pied et qui épouse presque parfaitement la forme du pied. La forme du patin peut être légèrement modifiée dans les boutiques spécialisées.
 
Enfiler et attacher son patin
  Avant de mettre son patin, il faut le délacer et lever la languette afin que le pied puisse entrer. Il ne faut pas trop tirer sur la languette, car elle peut se déchirer. Enfiler le pied dans la bottine. S’assurer qu’il n’y a pas de plie dan le bas. Vérifier que le talon du pied touche le derrière de la bottine et que les orteils bougent librement. Sinon, déserrer la bottine et replacer le pied.
Pour lacer le lacet, commencer toujours vers le bas. Toutes les arrêtes doivent être bien tendues. Le pied doit sentir une force égale tout autour de son pied et non seulement sur les côtés. Les orteils doivent bouger librement. Le plus important, est de garder la cheville immobile afin d’assurer un bon équilibre.
Finalement, il ne vous reste plus qu’à mettre vos protèges lames et à vous rendre à la surface glacée.
 
En compétition ou en tests
"On n’a qu’une seule chance de faire un bonne impression" comme ont pouvait l’entendre dans une annonce de produits pour les cheveux.
Les bottines salles et tachées revêt d’un manque de sérieux dans la préparation d’un patineur et les juges en tiennent comptent. Lorsque vous embarquez sur la glace c’est pour impressionner. Ce n’est pas pour faire le "ti-Joe" du coin de la rue. Si vous vous préparez depuis 1 ans pour un évènement, ne vaut-il pas la peine de prendre 15 minutes pour nettoyer et cirer les patins. La cire blanche comme la noire se trouvent dans les cordonneries. Il est préférable de l’acheter en "liquide" plutôt qu’en véritable cire, car cela cachera mieux les marques d’usures et les taches.
Il est aussi bon de laver les lacets une journée avant l’épreuve parque qu’ils rétrécissent en séchant. Est-ce vous sentez toujours vos patins trop lâches ou mal serrées avant d’embarquer sur la glace ? Si cela ne dérange pas certains, ça peut rendre d’autres plus anxieux. Le patin est tout de même votre outil. Il semble donc judicieux qu’il soit ajusté le mieux possible, surtout lors d’un test ou d’une compétition.
Le meilleur conseils pour éviter ce problème est d’enfiler vos patins au moins 30 minutes avant d’embarquer sur la glace. De cette façon, le cuir aura le temps de se réchauffer et vous pourrez resserrer votre bottine avant l’évènement.
 
L’entretien des patins demeure une tâche simple et permet de conserver le patin et l’aiguisage au maximum de sa qualité. Pour un investissement aussi important, quelques petites précautions en vallent la peine.
Voici les règles d’usages pour vos patins :
Toujours porter des protèges-lames en dehors de la glace ;
Bien essuyer les lames avec un linge propre après utilisation ;
Mettre des couvres lames en tissus afin de laisser respirer les lames et éviter les contres coups ;
Ne jamais laisser les protèges-lames sur les lames lorsque vous remisez les patins ;
Effectuer un aiguisage régulier, c’est-à-dire après chaque 20-25 heures d’utilisation ;
À la maison, mettre les patins dans un endroit sec et aéré ; ouvrir la valise pour laisser s’échapper l’humidité ;
Ne jamais mettre les patins en plein soleil ;
Ne jamais laisser les patins dans l’auto par temps froid ;
Entretien régulier :
Une fois par mois environs, vérifiez les vis de fixation ;
Remplacez les vis rouillées ;
Vérifier la solidité des vis. Si les fixations semblent faibles, remplir les trous avec un mélange de brin de scie et de colle d’extérieur, laisser sécher complètement, puis mettre à nouveau une vis de taille identique ;
Vérifier les lacets ;
Remplacez tous les lacets effilochés, usés ou emmêlés ;
Toujours remplacer les 2 lacets de la même paire en même temps ;
Faites remplacer tout oeillet brisé ou manquant par un cordonnier ;
Nettoyez ou remplacer les protèges-lames sales ;
Avant un test, une compétition, un spectacle :
Bien nettoyer la bottine avec un chiffon et de l’eau ;
Ne pas utiliser de produits chimiques ;
Utiliser de une cire liquide pour rendre le fini luisant et uniforme ;
Les garçons doivent utiliser une cire liquide noire et les filles une cire liquide blanche ;
Ne jamais remplacer les lacets juste avant un évènement important, faîtes-le en début ou milieu de saison ;
BIEN ATTACHER ET ENTRETENIR SES PATINS
PAS COURS DE PPG LUNDI 30 JANVIER 2011
ASMB PATINAGE ARTISTIQUE